Jeudi 19 janvier, le FBI a fait fermer la plateforme de téléchargement illégal Megaupload et ses17 noms autres de domaine, 50 millions de dollars ont également été saisis sur les comptes de la société, ce qui a provoqué une grande polémique. En effet, certains considèrent la fermeture du site comme état une censure et une atteinte à la liberté d’accès au web.

Des manifestations ont eu lieu à New York. Le géant Google a fait circuler une pétition signée par 7 millions d’internautes. Mark Zuckerberg, le fondateur et patron de Facebook, n’a pas mâché ses mots non plus. Et des dizaines de petits sites ont publié des protestations.

Même Wikipédia a montréson opposition en fermant durant 24 heures l’accès à ses informations.

Suite à ce soulèvement des acteurs du Net et des internautes, les deux projets de lois Sopa (Stop Online Piracy Act) et Pipa( Protect Intellectual Property Act) qui devaient être présentés au sénat ce mardi 24 janvier ont été repoussés.

En France, le candidat à la présidentielle François Hollande en a profité pour annoncer que s’il était élu, il abolirait la loi Hadopi qui sanctionne les internautes et trouverait d’autres moyens pour protéger les créateurs en faisant participer tous les acteurs de l’économie numérique au financement de la création.
Les hackers contre-attaquent !

D’autres opposants se sont dressés face à ces cyberpoliciers : le groupe Anonymous. Ceux-là sont de véritables pirates et le revendiquent. Ils ont mis hors service le site du gouvernement américain, celui du ministère de la Justice et du géant Universal Music. Le lendemain, le président français Nicolas Sarkozy s’étant félicité de l’arrêt de Megaupload, c’est le site de l’Elysée qui est piraté durant quelques minutes et bien sûr celui d’Hadopi. Egalement le site de l’Express, dont le directeur Christophe Barbier a traité les Anonymous de « voleurs ».